Les moulins de l'andelle - Romilly-sur-Andelle

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Les moulins de l'andelle

L'histoire à Romilly

La carte des moulins de l'Andelle

Cette vue est  un assemblage remarquable des moulins entre Douville sur Andelle jusqu’à l’entrée de Pitres que nous devons à Daniel ADAM et Jean BARETTE. Jean Claude Aubremaire, pour sa part, a su mettre en valeur,
avec un logiciel de montage photos, cette vision où le plaisir du zoom donne un cheminement dans lequel Joël Christophe, un parent, souhaiterait qu’il fût institué un chemin de randonnée. Cela donne finalement de nombreuses idées.


Il existait deux sortes de Moulins. A) Le moulin à bled (blé) où par l’action de l’eau sur une roue à aubes, celle-ci faisait tourner une meule pour écraser le blé et faire de la farine ou bien d’autres composants comme l’huile.   B) Le moulin à foulon qui consistait à battre, à l’aide de maillets, les draps ou la laine dans une eau argileuse entraînée par la roue pour les  assouplir et les dégraisser. Quelques-uns de ces moulins  ont donné des noms à certains sites.

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Le moulin de Perpignan : C’est la fonderie de Romilly, avec son image d’Epinal de Napoléon et du général Kellermann, où étaient coulés les canons et les boulets de l’empire. C’est aussi l’histoire de la verrerie qui nous est plus proche.

Le Moulin des Ponts : C’est celui de Briffault qui est devenu Gazfio. Une des plus anciennes entreprises spécialisée dans la conception de détendeurs et de régulateurs de gaz et d’accessoires annexes comme la robinetterie et les flexibles avec pour alliage facile à travailler, le zamak (95 % de zinc, 4 % d'aluminium, 1 % de cuivre et environ 0,03 % de magnésium).

Le Moulin de Betille : C’est celui de la Taillanderie, devenu Verges-Blanchard. C’est une des plus anciennes usines qui nous vient de la famille de monsieur Adrien Soubeyrand, polytechnicien et ingénieur des mines.Il a travaillé avec Gustave Eiffel. Il fut un attaché au service mécanique et électrique, à la direction de l’exploitation de l’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889 à PARIS. Il acquiert  le 2 janvier 1900 l’usine des deux amants, qui était un ancien atelier d’une fonderie de laiton et bronze, datant de la révolution, pour en faire LA TAILLANDERIE. Il remplacera, non sans mal, la vieille roue du moulin par une turbine horizontale totalement immergée dans la rivière. Ce système révolutionnaire donnera un rendement très supérieur à tout ce qui se faisait auparavant. On y fait des outils de bourrelier sellier entre autres.

Le moulin Cabot, à gauche, a toujours gardé sa vocation de moulin à blé et, pour particularité, de disposer d’une tour dont le but fût de stocker les sacs, mais aussi de se protéger de certains pillages qui s’y produisaient souvent.
Si chacun, d’entre eux, a une histoire et je ne doute pas que d’autres que moi pourront faire leur apologie. La dénomination, du moulin de Dosapro, ou moulin de Tronc et Berthet,  me parait récente et demanderait, peut-être, davantage d’explorations. Ces moulins ont disparu, mais les vannages qui ont aussi une histoire subsistent, souvent dans un état de délabrement. À droite le moulin Pouchet.


Le futur schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE), de Forges-les-Eaux à Pitres, doit déterminer le nouveau paysage de l’Andelle mais d’ici là, beaucoup d’eau aura coulé comme dans de nombreux contournements ou méandres. En 1996, quand j'étais maire et aussi membre du SIBA (syndicat intercommunal du bassin de l'Andelle) dont je connais bien les compétences et aussi les limites, nous en parlions déjà.

J’ai pu mieux appréhender aussi le site du Catelier et de l’église St Pierre qui fut démolie sous la révolution. Les deux monuments se situent face à l’ancienne entreprise PIERVAl devenue une zone que j’ai du mal à qualifier tant elle était riche d’un passé économique avec les sucres BEGHIN puis VITTEL.

Comment pouvait se présenter ce Catelier, appelé aussi motte féodale ? Supposons un cône tronqué.
Le haut, plus étroit, avait, en son centre, une tour en bois qui servait, comme pour un navire, de vigie avec pour circonférence une enceinte toujours en bois.
L’ensemble qui était un monticule de terre  peut être creusé, à sa base, d’un fossé lui-même entouré d’une nouvelle enceinte en bois plus large.
L’avantage : c'était de surveiller un ennemi éventuel pour se préparer au combat et regrouper à l’abri une population.
L’inconvénient, c’est que le bois pouvait prendre feu ou être détruit manu militari.

Cette façon de se protéger a fait son temps comme d’autres, même en pierre, ont pu le faire. Il faut savoir que nous sommes en 1050 et que bientôt mille ans se sont déjà écoulés

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