Les élections municipales mars 2014 : un goût amer - Romilly-sur-Andelle

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Les élections municipales mars 2014 : un goût amer

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Le mode de scrutin pour les communes, entre 1000 et 3500 habitants, ne permettra plus les modifications apportées dans le choix des candidats. Cela pouvait se faire, jadis avec le panachage.

Mais cet étrange phénomène, s'il vous donne plus de voix, il ne vous rend pas forcément majoritaire.

En effet, bien qu'avec 63% des suffrages exprimés et un taux d'abstention de
32%, sans compter la centaine de non-inscrits, finalement, la liste de Mr Romet gouvernera avec  moins de 42% des voix des électeurs.

J'ai lu l'article de Madame Hélène STROHL concernant : la vraie cause de l'abstention. Elle écrivait :
À politiser les élections et à imposer peu à peu, des scrutins de liste, on s'éloigne du seul mode de gouvernance possible dans les communes :
la palabre (le pouvoir des électeurs de choisir ses candidats).
Mon tableau n'est qu'une illustration de ce qu'elle dit.


Nous pouvons aller plus loin avec Philippe PASCOT (clic gauche) pour comprendre comment l’Etat se comporte dans ce domaine. (clic gauche sur le mot domaine pour voir le diaporama qui dure 25 minutes et où on se positionnera à 16 minutes).

Le soir des élections municipales, voilà le tableau amer ci-dessus que j'avais en tête, dans la colonne en jaune.

J'avais en face de moi un vainqueur qui manipulait des pourcentages en poursuivant, sur le même thème, son projet de bibliothèque médiathèque dans lequel il se glorifiait de se substituer à la communauté de commune. Pour moi, la gestion communale, c'est autre chose que la gestion des pourcentages sur lesquels nous pouvons faire dire ce que nous voulons comme dans un sketch des guignols de l'info.
 

Les abstentionnistes étaient déjà plus de 600 en 2008. J'ai tenté de convaincre ces gens (ce sont eux qui se plaignaient le plus)  d'une autre alternative, preuves à l'appui. En 2014, ils sont plus de 700. C'est mon échec.

Certains vous tiennent ce langage : il faut être de gauche, d'autres vous diront : c'était mon prof de math ou bien nous, les nouveaux habitants, le connaissons mieux comme étant l'acteur d'un programme pensé par son prédécesseur. Leurs mobilisations ponctuelles ont été les plus fortes en ce 23 mars 2014.


Fallait-il, avec monsieur Robert, présenter une liste unie de droite ? Ce collègue est un pâle opportuniste pour qui, être un simple conseiller municipal était le but final, après 31 ans d'attente. Le mode de scrutin lui en a fourni l'occasion.  Le voilà maintenant dans le ventre mou de l'opposition comme Joseph Amelot qui vient, à nouveau de me trahir. Il n'est pas le seul à qui je pourrais chanter la chanson de monsieur Dutronc, celle justement de l'opportuniste. (faire un clic gauche sur le mot "opportuniste" pour écouter la chanson, après la pub de youtube)

Nul n'est prophète  en son pays. Eh bien, gardons les mêmes qui vous ont proposé une politique comme celle de prendre en charge les compétences de la communauté de communes (le plateau sportif de la mairie, la bibliothèque médiathèque). Si dans ce mille-feuille territorial qui nous coûte beaucoup d’argent, vous souhaitez une politique parascolaire aux dépens du tout-à-l’égout qui n’est pas terminé, l’enfouissement des réseaux qui stagne, les bâtiments communaux qui se dégradent, c’est un choix. La destruction programmée de l'ancienne mairie, dans un projet de centre-ville, m'a consterné, là aussi c’est un autre choix.

J'ai fini par jeter l'éponge en espérant qu'un jour, d'autres pourront reprendre ce que j'avais défendu. Je garde le sentiment d'avoir fait progresser Romilly sur Andelle, je suis fier d'avoir pu présider  pendant 13 ans nos destinés. Je regrette de n'avoir pu boucler mon projet, enfin :  je reste un enfant du pays, avec moi se ferme aussi, une bibliothèque d'un passé où nous sommes peu nombreux avec monsieur Noël  Eronte, qui fut mon tuteur historique dès 1965 et monsieur Fernand Lampérier notre doyen, qui m'a appris les rouages administratifs d'une commune dès 1977.

Mais, il n'y a pas de place aux regrets, j'ai servi la gauche, j'ai servi la droite, place maintenant à d'autres occupations, tout en gardant un sens critique que je ferai partager.

Maurice JACOB
(Mai 2014)


Voyons l’installation du nouveau conseil municipal 2014-2020
Confinés au fond de la classe, près de la sortie bien sûr, les mauvais élèves de la classe se voient ouvertement rejeter, tels des potiches au bout d’une table. Le maire de nouveau élu, bravo, rappelle qu’il appliquera ce qu’on lui a fait subir entre 2001 et 2008 à savoir : qu’il n’avait pas accès dans les syndicats et la CDC de l’Andelle, sauf, peut-être un peu tard, un poste de vice-président au syndicat des eaux que j’ai regretté car je traitais directement avec monsieur SAILLOT, le président et maire d’Igoville. Cela lui a permis de toucher un peu d’argent. Il faut savoir que le bénévolat est très bien mais pour les autres.
L’histoire est bourrée d’anecdotes.
J’en ai une entre 1995 et 2001. Je travaillais à Rouen lorsqu’un jour, le standard de mon entreprise m’appelle pour me mettre en communication avec le président du conseil général de l’Eure, monsieur Henri COLLARD. Que pouvait me valoir un tel honneur à 15H00 ? Après quelques salutations d’usage, le président qui était aussi maire de Lyons la Forêt me dit : Il n’est pas normal que la commune de Romilly-sur-Andelle ne soit pas représentée au Lyons-Andelle-développement qu’il présidait. En 2001 le L.A.D deviendra le PAYS du VEXIN NORMAND en 2001.
Etonné par une telle déclaration et ne sachant plus qui avait été désigné, j’informe le président que dans l’avenir nous aurions un délégué. De retour en mairie, j’interpelle ma secrétaire de mairie qui était madame TAVERNIER, elle m’avait répondu qu’il s’agissait d’un Jean Luc ROMET. Je l’avaisi remplacé au pied levé, je ne l’ai pas regretté.
L’absentéisme de l’opposition, « Eh oui ! » dans les syndicats et la CDC de l’Andelle où ils étaient tous présents, était fréquent. Où croyez-vous que les procurations allaient ? Plutôt que d’être affectées à un membre de mon équipe, elles allaient plus volontiers à d’autres communes. Monsieur Patrice ADAM a été le président du syndicat de musique. Durant son mandat, il m’a multiplié par deux la subvention que je lui accordais. Le voilà devenu grand ponte du parti socialiste de la vallée de l’Andelle, ils n’ont pas trouvé mieux.

En 2001, il a bien fallu siffler la fin de la partie et mettre en place une nouvelle stratégie. J’avais compris que la politique était entrée dans les communes et que l’esprit d’équipe municipale n’existerait plus comme par le passé.

Le symbol du Vexin Normand

Le château Gaillard
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