Le canton de Romilly-sur-Andelle 2015 - Romilly-sur-Andelle

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Le canton de Romilly-sur-Andelle 2015

Actualités

Les 36 communes du nouveau canton de Romilly sur Andelle,
dans la continuité de NAPOLEON et le mille-feuille territorial.
 
(clic gauche pour un cours d'histoire)



Le Canton de Romilly-sur-Andelle est une nouvelle entité qui réunit deux cantons. Celui de Fleury-sur-Andelle (16650 habitants), celui de Lyons-la-Forêt (4543 habitants) et 4 communes isolées (776 habitants) que sont Bouchevilliers et Martagny qui nous viennent de Gournay, Mainneville et Mesnil-sous-Vienne pour Gisors.


C'est un canton qui ne fera que 22000 habitants, l'équivalent d'une ville entre Louviers et Vernon, mais sur un très vaste territoire surtout peuplé près des boucles de la Seine.

Bouchevilliers-Romilly (50 km), c'est plus qu'un parcours Romilly-Evreux, c'est un temps de trajet qui dépasse les 90 minutes.
Parmi les nombreuses réflexions qui peuvent venir, la principale sera d'organiser les moyens de transport, au plus bas coût, afin que ceux qui n'ont pas de véhicule puissent circuler pour aller travailler, obtenir des papiers administratifs, faire leurs courses, et se soigner.


De réformes en réformes des collectivités territoriales impliquant :
La réduction du nombre de régions à 13.
La création de nouveaux cantons avec une population de 20 000 habitants.
L’émiettement des communes réduites à l’entretien de ses bâtiments, ses aires de loisirs, tout en gardant un service de police réduit aux problèmes de voisinage.
Les créations coûteuses d’EPCI (établissement public de coordination intercommunale) comme les communautés de communes, de pays, d’agglomération, les métropoles.
Ce millefeuille territorial, que l’on nomme de façon très pompeuse la décentralisation, aura-t-il raison de notre centralisation napoléonienne ?

 Notre historien Jean Tulard, spécialiste de Napoléon, explique très bien cette situation dans une interview avec sa femme, Marie José Tulard, dans leur livre « Napoléon et 40 millions de sujets ».
Je vous livre le commentaire oral de Jean Tulard.

L’unité de la France s’est constituée autour de l’île de France, de Paris. C’est un mouvement qui a commencé sous la monarchie (Louis XVI), qui a failli éclater sous la révolution. Les girondins ont voulu reconstituer les anciennes provinces et la réaction a été, d’abord, celle du salut public avec, ce que l’on a appelé la centralisation jacobine puis ensuite avec Napoléon que l’on a appelé la centralisation napoléonienne. 
 
La France est donc constituée d’un certain nombre de provinces que la révolution a découpées en départements pour éviter les particularismes locaux, pour intégrer les provinces à la France. 
Napoléon a repris ces divisions en départements. À la tête des départements, en revanche, au lieu d’avoir des autorités locales, comme sous la révolution, il a mis un homme qui est le préfet. Le préfet est assisté de conseils : un conseil général et un conseil de préfecture, car gouverner doit, être le fait d’un seul homme, délibérer celui de plusieurs. 
Cette centralisation napoléonienne fait que tout part de Paris et descend jusqu’au préfet puis, chez le sous-préfet, enfin chez le maire. Tout remonte du maire au sous-préfet puis, au préfet jusqu’à Paris. Centralisation admirable, pyramide extraordinaire, parfaitement claire, nous allons voir ensuite que cela s’aggravera, car malgré tout, un problème s’est posé dans cette centralisation napoléonienne : c’est celui de la circulation des ordres. À l’époque, il n’y a pas de téléphone, pas de télétype, il n’y a que des estafettes qui mettent 15 jours pour aller de Paris à Pau, pour transmettre des ordres trop tardivement. Parfois, les décisions sont laissées à l’initiative des préfets. Néanmoins, sur le papier, cette centralisation napoléonienne est un véritable chef d’œuvre, simplement il faudra attendre le progrès des communications pour qu’elle fonctionne admirablement, trop admirablement à ce moment-là, car on s’apercevra des inconvénients et il y aura aujourd’hui cette réaction de décentralisation.  
Pont-Saint-Pierre a aussi été notre chef-lieu de Canton : le saviez-vous ? 
Depuis 1787, le chef-lieu de nos communes a, dans le temps, changé, d’emplacement. Voici ce qu’écrivait en 1894, page 188, Pierre DUCHEMIN (1850-19..), auteur du livre « la baronnie de Pont-Saint-Pierre » que je préfère à celui de Jonathan DEWALD, un Américain, concernant « Pont-Saint-pierre 1398-1789 » :
Lors de la tentative de décentralisation tentée par TURGOT (un ministre de Louis XVI) en 1787 dans les départements et arrondissements, Pont-Saint-Pierre fit partie du district de Louviers et devint le chef-lieu d’un arrondissement comprenant l’équivalent d’un canton comprenant les paroisses de :

Nous sommes sous l’Ancien Régime (1500-1789) où dans la municipalité de Pont-Saint-Pierre, le seigneur, monsieur Antoine de Coqueromont et le curé l’abbé Delaleau, sont membres de droit.
Depuis Charlemagne, la baronnie de Pont-Saint-Pierre fut dirigée par la famille des Roncherolles, plus souvent à Paris que dans leur terre. C’est en 1778, le 24 septembre que fut revendue la terre et la baronnie de Pont-Saint-Pierre à Antoine de Coqueromont, seigneur d’Epreville sur Ry, conseiller du roi et président de la Cour des comptes de Normandie.
Sous la révolution, le 21 février 1790, Pont-Saint-Pierre restait, toujours dans le district de Louviers, chef-lieu de canton non plus de paroisses mais des communes suivantes :

Nous aurions pu avoir plus d’informations si les archives de Pont-Saint-Pierre n’avaient pas brûlé et que tout commence en 1822. Avec la constitution du 22 frimaire de l’an VIII (13 décembre 1799), le nombre de canton est diminué et Pont-Saint-Pierre perd son titre de chef-lieu qui est transféré à Grainville le 27 fructidor de l’an IX (14 septembre 1801).
Grainville : le Château  ci-dessus    (clic gauche sur le mot) vidéo de 4'22
Grainville : la chesnaie ci-dessous   (clic gauche sur le mot) vidéo de 1'20






C’est par une ordonnance du 2 avril 1823 que le chef-lieu sera transféré de Grainville à Ecouis (clic gauche pour la vidéo), une commune chère à Enguerrand de Marigny, un ministre du roi Philippe IV le bel dans les années 1300.





Le 29 mars 1831, Pont-Saint-Pierre, une des communes consultées, donne un avis favorable pour que le chef-lieu de canton soit transféré à Fleury-sur-Andelle à cause de sa position géographique.
Antonin Plouyer-Quertier (1820-1891).
Ministre des Finances sous Thiers (1871-1872).

il fut un des artisans du remboursement de l'indemnité de guerre (5 milliards de francs or) aux Allemands après la guerre de 1870, au traité de Francfort où il permit aux communes de Villerupt et Thil de rester française. Doté d'une forte corpulence, avec un bon coup de fourchette et tenant bien la chopine, il s'entendait bien avec Bismarck qui n'avait rien à lui envier et leurs relations avaient tout d'une entente cordiale qui fit regretter à Bismarck de n'avoir pas augmenté l'indemnité réclamée, car elle fut vite remboursée.

Sénateur de la Seine Inférieure (1876-1891).
Député   de la Seine Inférieure (1857-1869).
Maire de Fleury-sur-Andelle      (1854-1891).
FLEURY SUR ANDELLE notre chef-lieu de canton  
 
ROMILLY-sur-ANDELLE nouveau chef-lieu de canton ?
Cela est-il le Changement voulu ?
Personnellement je crois rêver par le décret du 25 février 2014 qui fait de Romilly, un chef-lieu de Canton sans aucune consultation des communes.
Grâce peut-être à une administration de gauche et parce que nous sommes une commune de gauche, à mon plus grand étonnement, nous sommes devenu chef-lieu de canton. Dans les élections départementales, rien ne figurait sur le devenir de nos compétences. Nous voilà arrivés à 22 000 habitants, l’équivalent d’une commune comme Louviers. Commune-canton : Est-ce le début de la nouvelle organisation territoriale de la république pour les communes dans la future loi "NOTRe"  ?
Demain, grâce peut-être à une administration de droite, assisterons-nous à un transfert du chef-lieu de canton vers Lyons-la-Forêt, une des communes préférées des Français ?
Conclusion
Ici le coeur de bourg de monsieur Romet avec des logements pour handicapés et quelques commerces.
En dessous une vue générale du centre de  Romilly. cette portion congrue de notre environnement vous convient-il ?
Romilly ressemblera plus à un hospice qu' à un chef-lieu de canton.
Toujours est-il que nous sommes pour le moment à Romilly. Sommes-nous aptes à assumer cette nouvelle charge dans des locaux dont la destination n’est pas définie ? L’ancienne mairie avec ses bâtiments est destinée à devenir des logements pour handicapés avec quelques emplacements comme les préaux qui deviendront des commerces. Cet ensemble est appelé à devenir de façon pompeuse le cœur de Bourg mais que je nommerais plus volontiers l’hospice de Romilly
Le manque de Concertation entre les différents niveaux du millefeuille territorial peut rendre difficile
 une utilisation optimale du territoire communal,
une utilisation  optimale des ressources économiques.


Dernièrement, nous avons créé un pôle d’attraction entre la maison médicale, la pharmacie et la boulangerie selon la gestion du PLU par la mairie.
Si le fleuriste avec les annexes que sont les salons de coiffure et le toilettage des animaux, le bar-tabac et le charcutier se sentent maintenant isolés, des commerces ont disparu dans leur secteur.

Si les Romillois s’accommodent très bien actuellement de cette situation, avec à leurs frais et non à ceux de la communauté de communes, concernant le plateau sportif, le jardin d’enfants et la bibliothèque médiathèque, un très grand nombre d’entre nous (736 aux dernières élections municipales, soit 32% des inscrits en plus des non-inscrits) ne se s’est pas senti concerné. J’en ai donc conclu qu’il valait mieux partir et abandonner toute force de propositions dans une municipalité où la seule chose qui compte désormais : c’est le parascolaire avec un petit prof (clic gauche pour une vidéo avec Darry Cowl dans le rôle du prof et Francis Blanche dans celui de l'adjoint aux écoles). 
Transfert de la maison médicale de ROMILLY-sur-ANDELLE ? 
Dernièrement, des rumeurs courent sur l’état de la maison médicale de Romilly. Tous les pères fondateurs, les propriétaires, sont quasiment partis. Les nouveaux venus doivent faire face à des locaux anciens puis normaliser les installations pour les rendre plus accessibles aux handicapés. Ce n’est pas simple entre les propriétaires et les nouveaux locataires.
Allons-nous en arriver à déplacer la maison médicale de Romilly-sur-Andelle ?
Certains le pensent chez les nouveaux, mais ils songent rester à Romilly.
Si cela devait se faire, cela serait un exemple de non-concertation entre nos partenaires que sont la pharmacie qui s'est lancée seule dans son opération, la mairie qui ignore , toujours, ce qu'est un PLU,  la communauté de communes de l’Andelle qui n'a pas les moyens de ses compétences, sans oublier, bien sûr, le conseil général qui n'a pas pu saisir cette opportunité par manque d'information de la CDCA, chose qui n'a pas échappé à Mr Sébastien Lecornu qui s’est engagé sur le sujet lors d’un débat musclé avec Jean-Louis Destans.

Je garde à l’esprit mes études et réflexions d’un centre ville que j’ai développées aux municipales 2014 de Romilly dans ce blog.
Oublions le passé. La vague JACOB (2008-2014) avec son PLU est terminée. Attendons pour mieux voir la vague ROMET (2014-2020). 
(le 20 août 2015).

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