la police municipale 2008 : est-elle condamnée à disparaitre ? - Romilly-sur-Andelle

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la police municipale 2008 : est-elle condamnée à disparaitre ?

Actualités

De nombreuses communes du canton de Fleury sur Andelle ne dispose pas de police municipale. Selon la conviction de certains maires, ça ne sert à rien.
Le logement de fonction de la mairie a disparu.
Les logements anciens et nouveaux sont loués à des particuliers.
Le traitement moral que subit notre ASVP, Didier Van Leeuwen, qui est, aussi, garde-particulier, montre qu'il serait bienvenu pour le maire et quelques élus qu'il parte ailleurs.
Didier est un enfant du pays que j'avais embauché avec le poste d'adjoint administratif détaché à la police comme ASVP, pour ses qualités de cadre de sécurité dans le civil et que nous apprécions lorsqu'un risque de conflit apparait sur la voie publique.
Notre gardien de police, Thierry Péronnot, réside, depuis quelques années, non loin de Dieppe, à environ 80km. Je comprends sa démarche de vouloir partir, j'espère, pour lui, qu'il trouvera.

En 2008, peu avant les élections municipales, Jean Paul Gosselin de l'Impartial, lors d'un face-à-face entre moi-même et M. Romet qui n'avait pas voulu une réunion publique, nous avait posé une question très surprenante : avez-vous une recette pour éradiquer la délinquance à Romilly ? j'ai toujours la vidéo. Cela m'avait fait sourire et ma réponse fut que si cela existait, nous l'appliquerions tous. Celle de mon adversaire aux élections fut de dire qu'il comptait réformer la police de Romilly, qu'avec les animateurs de la maison des jeunes enfin, avec les forces de la gendarmerie il pourrait y parvenir.
Depuis plus de cinq ans, vous connaissez les résultats.
Tout cela me fait penser que nous pourrions nous diriger droit vers une sortie au cas où la municipalité actuelle serait reconduite.
                               POURTANT !

Avec L'augmentation de notre population, bientôt 3000 habitants, le rôle de la police municipale sera prépondérante comme force de coopération avec la gendarmerie qui, chacun le reconnait, manque d'effectif pour couvrir les cantons de Fleury sur Andelle et de Lyons la forêt. D'autres communes de même taille l'ont compris.

J'ai entretenu de très bonnes relations avec la gendarmerie entre 1995 et 2008. Je garde un très bon souvenir du gendarme Boulanger qui était notre intervenant.
Pendant 13 ans, que nous avons travaillé, nous avons eu des résultats contre la délinquance.
Nous savons tous dans ce domaine qu'une affaire terminée, une autre commence avec d'autres acteurs.
Dans les missions où nous étions engagés, nous parlions peu et pas du tout avec les médias, mais  appliquions la règle des trois "S", sécuriser surveiller, signaler.
Sous mon mandat, il n'y avait pas les palmes romilloises avec d'un côté, les invités où les résultats sont proclamés, de l'autre, les recalés.

Il se disait que la police municipale ne faisait rien, que les mauvais stationnements n'étaient pas verbalisés, mais si nous le faisions, c'était un tollé des commerçants.
Des voitures volées, du tapage dans les rues, des vols dans les maisons, c'est aussi une prise de conscience de tout citoyen, la loi du silence ne fait rien avancer.
Lorsqu'une personne décidait de parler, j'entendais souvent ces paroles : surtout monsieur le maire, vous ne dites pas que c'est moi qui vous l'ait dit. J'en avais pris conscience.
Je constate que ça n'a pas changé sauf ma personne et que mon successeur n'a  pas été plus malin.

Personnellement, je reste fidèle à mes convictions. C'est un travail qui ne doit pas attirer les médias. Comme à l'armée quand j'étais dans les transmissions de la marine, nous avions des consignes très strictes.
La police municipale, a une utilité et les enseignements du lieutenant de gendarmerie CAPRON de Fleurie sur Andelle sont riches de réflexions que je souhaite transmettre par exemple.

Sécuriser : pour les habitants, c'est marqué une présence. C'est savoir aplanir des conflits qu'engendrent ceux de la rue, ceux du voisinage, ceux de la famille avec les enfants et les couples.

Surveiller : C'est à voir ce qui se passe, c'est savoir parler aux jeunes en évitant le tout répressif, regarder les états des lieux pour améliorer ce qui ne va pas et prendre des arrêtés en conséquence, c'est savoir entendre ce qui se dit et de le consigner pour améliorer ce qui ne va pas avec les services annexes de la mairie.

Signaler : C'est savoir tenir une main courante pour que le maire puisse mieux appréhender une situation. C'est permettre à la gendarmerie qui est, seule habilitée à prendre les sanctions, de mieux remplir la mission qui lui revient.

les panneaux numériques d'informations variables, bien pratiques, sur les avis du préfet adressés au maire et un système de télésurveillance sur des zones sensibles sont pour moi une priorité que la police municipale devra tenir.


La liste n'est pas exhaustive. Tout cela ne se fait pas dans le brouhaha, par mon expérience, chacun d'entre nous est concerné et peut apporter sa contribution. Le risque zéro n'existe pas, on peut être déçu surtout si nos agents ne sont pas à la hauteur de la tâche qui leur est confiée ou qui habitent trop loin. Il faut alors faire avec.

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