La libération de Romilly - Romilly-sur-Andelle

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La libération de Romilly

L'histoire à Romilly

Vous trouverez peu de documents sur la libération de Romilly-sur-Andelle. C’est une période noire où les quelques initiés, dont je fais partie, vous diront que si nous pouvons connaître la trame : tout provient du bouche-à-oreille qu’il vaut mieux oublier.







Dans ma propre famille, j’étais très proche d’un personnage qui se nommait Monsieur Noël ERONTE (1889-1980).  Qui était ce Monsieur que vous pouvez voir à côté de son petit fils, Jean Claude BRUNON, mon cousin germain ?

A mon avis, il fut mon extraordinaire historien, dans les années 70, qui me contait la bataille de la Somme (1916) où dans des conditions épouvantables sur le terrain, des Français furent fusillés pour avoir refusé de se battre. En 1915, il avait participé à la bataille des Dardanelles où, très vite blessé, il fut rapatrié. Après avoir travaillé dans l’agglomération rouennaise, il fut secrétaire de mairie à Romilly-sur-Andelle durant la Seconde Guerre mondiale pour devenir en 1961 (Monsieur Fernand Lampérier, avec qui je suis, peut mieux le confirmer) directeur de la taillanderie, l’usine créée par Monsieur Adrien Soubeyran, photo de droite.

Je me rappelle qu’il me disait avoir été souvent sollicité par la garnison allemande qui avait un interprète, lui qui habitait au 75 rue St-Georges en face de l’ancienne mairie. Le terme de « Cé Cré terre » signifiait qu’il devait être disponible de jour comme de nuit. Il ne parlait pas allemand.  Il m’avait expliqué le Romilly de l’époque.

Maurice Bergeron, dans un premier mandat 1937-1942, était le maire de Romilly.
Il y aura une sorte de "Kommandantur" à Romilly. Cet état-major réquisitionnera la propriété Cochu dont l'épouse était une fille Colbeau.  
Maurice Recoing l’a remplacé entre 1942 et 1944 pour manque de coopération avec l'autorité d'occupation.
Toujours est-il que Maurice Bergeron reviendra le maire, entre 1944 et 1947, par la volonté d'un comité de salut public nommé suite au retrait allemand devant les forces canadiennes. Il laissera sa place à Alcide Lemeunier puis à René Fleuriel, en 1952.  


Ce bâtiment, appelé la Moineaudière, devint communal à la mort de monsieur René Fleuriel qui avait reçu une subvention de 50 000,00FR (7623,00€) pour son acquisition.
Il fut question, en 1977, j'étais un conseiller, d'en faire une mairie. Le projet n'a pas abouti, je l'ai regretté.

La commune de Romilly a-t-elle vécu une période tragique de fin de guerre ? Au dire de Monsieur Eronte, on peut le comprendre.

Il s’est dit que, durant, l’occupation, certaines personnes avaient collaboré avec l’occupant allemand et que des règlements de comptes auraient pu avoir lieu. Qui était ces « croix de feu » commandés par le colonel de la Roque et dont personne ne se souvient ? Quel était le rôle de ce parti sous l’occupation où, pour certains, la victoire allemande paraissait acquise ?

Organisation française d'anciens combattants, fondée en novembre 1927, par l'écrivain Maurice Hanot.
Les Croix-de-Feu prirent leur essor sous l'impulsion du lieutenant-colonel de La Rocque, vice-président en 1930, président en 1932. Leur idéologie, d'abord fondée sur la fraternité des tranchées, s'orienta vers ce que certains qualifient de nationalisme chrétien. Marquée par la ferveur catholique de son président, mais aussi par un anticommunisme et un antisocialisme militants, cette organisation reprit les thèmes de la droite conservatrice et exalta des valeurs militaires telles que l'ordre ou la solidarité, tout en s'inscrivant dans la légalité républicaine et en refusant toute violence. Elle participa à des parades et à des manifestations de masse, dont celle du 6 février 1934. Assimilée par certains à un groupe fasciste, elle groupait environ 150 000 adhérents en 1934. Elle fut dissoute en 1936 et ses partisans se regroupèrent autour de La Rocque dans le parti social français (P.S.F.).

L’histoire retrace, après la libération, l’aventure d’un pauvre soldat allemand, perdu, qui fut conduit en forêt de Longboël par des Romillois pour y être fusillé. Ce meurtre fut transformé en acte de résistance de la dernière heure. Enfin, faut-il se taire sur les femmes qui furent tondues pour avoir, elle aussi, collaboré et que, grâce au général de Gaulle, il fut mis fin à ce supplice moral et déshonorant pour les auteurs de tels actes.

En 1983, à mon deuxième mandat de conseiller, j’ai mis en place l’informatique à Romilly. Ce fut un progrès dans la gestion communale dont j’étais le rapporteur. Monsieur Courtois, notre maire socialiste que j’ai servi, m’avait également demandé de restructurer la gestion du cimetière. J’ai fait un autre programme. Déjà à cette époque, l’agrandissement du cimetière devenait préoccupant. Je n’avais qu’un registre écrit à la main. Il fallait récupérer des anciennes tombes abandonnées. Le registre était loin d’être complet, il manquait entre 1937 et 1946 des nombreux renseignements. Je me suis souvenu de ce que m’avait dit Monsieur Noël Eronte de cette période et je n’ai rien trouvé. Je suis allé voir Monsieur Lampérier qui m’a informé que des nombreux documents avaient pu être soustraits, voire brulés.
C’est toujours par le bouche-à-oreille que le programmeur, que j’étais, a pu avancer dans la connaissance des Romillois.


Pour en savoir plus, je pense qu’il serait bon de confier ce travail à un historien afin qu’il puisse fouiller les archives du département à Evreux et de la région à Rouen. Ce document pourrait s’intituler : « Romilly sur Andelle : de l’occupation à la libération »
J’avais demandé en 2007, avec l’aval de mes colistiers du conseil, une histoire de Romilly à Monsieur Pierre Molkhou dont il me reste quelques exemplaires intitulés « les eaux souveraines ». Je me suis bien gardé d’y publier ce qu’il vaut mieux oublier, pour laisser une image acceptable comme la chute des avions alliés en mission sur notre sol.


Le char M31 1942

Bienvenue à nos amis de Caen

J'ai pu discuter avec nos amis de Caen sur la jeep, un véhicule que je connais très bien et pour cause :
Je suis né au Gabon, à l'hôpital de Port-Gentil, le 01/01/1945.
Tous nos véhicules provenaient des surplus américains. Le prix de l'essence était de 1.5 cents en euros (10 centimes) . Nous avions des "GMC, Dodge, Willy , Jeep" et des Land Rover plus confortables.
En 1954, nous avons eu une publicité sur la Dina Panhard, un véhicule français.
J'ai quitté le Gabon, en 1955, qui appartenait à l'ancienne Afrique Equatoriale Francaise. Enfant, j'ai pu voir Leon M'BA le premier président et le docteur Albert Schweitzer.
Je me souviens que pour ne pas nous ensabler sur le terrain avec la jeep, nous avions les manettes, des deux ponts appelées "crapotage', qui permettaient de rendre les 4 roues motrices. C'était l'ancien temps.

Avec la participation,
des associations de défense du souvenir français des Andelys,
du cercle philatélique et toutes collections de Pont-Saint-Pierre,
de l'UNC de Romilly-sur-Andelle

Cette exposition a pu se faire grâce, à la collection, unique en son genre, de Jean François LAMBERT. Mais qui est ce Monsieur ?

Jean François Lambert est un ancien des établissements BRIFFAULT, actuellement GAZFIO. En février 2008, lors de mon exposition, si "Romilly m'était conté", il nous avait montré ses talents d'organisateur habile de ses mains.
Ses tableaux sont toujours remarquables et ses connaissances acquises pour entretenir le souvenir français permettent de mieux appréhender les événements qui ont pu se dérouler, lors de la Deuxième Guerre mondiale.
Ce patrimoine, il a su le transmettre à son fils dont la prestation auprès des élèves de primaires à Romilly fut un franc succès qui aurait pu être partagé par les élèves du collège.  

L'emblème de la Deuxième Guerre mondiale.
"La JEEP"

Cette jeep a fait le débarquement. Elle appartient à la famille Lambert.

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