La légende des deux amants : tableaux de Paul Malençon. - Romilly-sur-Andelle

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La légende des deux amants : tableaux de Paul Malençon.

L'histoire à Romilly

Introduction....

Calixe, enfant de Rulphe, baron de Pont-Saint-Pierre,
Avait tous les attraits ; son exquise beauté
Charma le jeune Edmond, serf à l’allure fière,
Mais de naissance obscure. Or, un beau jour d’été,

Le seigneur, sa fille,une suite nombreuse
Allèrent en forêt, chasser le sanglier ;
Edmond, les précédant, partit l’âme joyeuse,
Remplissant de son mieux sa charge d’écuyer.


L
a chasse s’annonçait fort belle et fructueuse,
Car les chiens sur la piste étaient lancés ;
On avait vu la bête : elle était monstrueuse,
Se sauvait éperdue ayant les flancs percés !...

Quand, soudain, s’élançant d’un taillis de fougère
Et tout près de Calixte, le montre sort, et fond
Droit sur la jeune fille. Alors de la clairière
Un homme accourt, le tue et c’est le serf Edmond.

Or la belle Calixe en sa reconnaissance,
Ressentit un amour très doux pour son sauveur,
Si bien que celui-ci vint, rempli d’espérance,
Faire part au baron du secret de son cœur.

« Beau.migon de trop mince sousche,
Varlet de cour, simple écuyer,
Dist le baron d’un air farouche,
D’un ton tranchant comme l’acier

Si tu veux l’avoir pour compaigne,
Au risque d’y laisser tes os,
Te faut gravir cette montaigne
Avec ma fille sur le dos. »



C’était lui demander de faire l’impossible

A ce pauvre amoureux ; Rulphe le savait bien
Que ce roc escarpé n’était pas accessible,
Surtout pour qui serait chargé d’un être humain.


Le pauvre Edmond accepte une épreuve si dure,
Le voilà, gravissant avec son doux fardeau
Ce mont si rocailleux, pour la chose est sûre,
Il croit bien arriver au faite du coteau.

Calixe l’encourage, elle se fait légère.
Mais, voyant son amant tout près de succomber
Elle maudit tout bas la cruauté d’un père,
Dont le consentement se fait payer si cher.



Or, l’épreuve prend fin : Edmond portant Calixte
A gravi cette côte ; Hélas ! au même instant
Il la pose et trépasse … A ce tableau si triste
L’amante désolée auprès de son amant

Rend le dernier soupir ! … Rulphe de Pont-Saint-Pierre
Un peu tard attendri, fonda le prieuré
Du nom «  des deux-amants » à la place si chère
Où finirent les jours du couple infortuné.

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