La légende des deux amants : Marie de France et le moyen âge. - Romilly-sur-Andelle

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La légende des deux amants : Marie de France et le moyen âge.

L'histoire à Romilly



La Légende des deux amants
par
Marie de France
Jadis survint en Normandie
l’aventure souvent contée
de deux enfants qui s’aimèrent
et moururent tous deux de cet amour.
Les Bretons en firent un lai
qu’on appela les deux amants.

Il est bien vrai qu’en Neustrie,
que nous appelons maintenant Normandie,
se dresse une colline  
d’une hauteur prodigieuse :
à son sommet reposent les deux enfants.
Près de cette colline, à l’écart,
un roi qui était seigneur des Pitrois
avait fait bâtir
avec le plus grand soin
une citée, qu’il avait nommée Pitres,
du nom de ses sujets :
ce nom lui est resté,
la ville et les maisons existent encore
et la contrée, chacun le sait,
porte encore le nom de Val de Pitres.

Ce roi avait une fille,
belle et courtoise demoiselle.
C’était son seul enfant
et il l’aimait et la chérissait tendrement.
De puissants seigneurs
avaient demandé sa main
et l’auraient volontiers épousée.
Mais le roi ne voulait la donner à personne
car il ne pouvait s’en séparer.
Elle était son seul réconfort
et il passait ses jours
et ses nuits auprès d’elle
car elle le consolait
de la perte de la reine.
Bien des gens critiquèrent cette attitude
et même les siens la lui reprochèrent.


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Apprenant qu’on en parlait
plein de tristesse et de douleur,
il se mit à chercher
le moyen de se délivrer à la fois des blâmes
et des demandes en mariage.
Il fit donc une proclamation dans tout le pays :
tout prétendant devrait bien savoir
qu’il lui faudrait porter
la jeune fille dans ses bras,
sans jamais s’arrêter,
jusqu’au sommet de la colline
qui dominait la cité :
le sort et le destin l’exigeait.
La nouvelle se répandit dans le pays
et beaucoup tentèrent l’épreuve sans succès.
Quelques-uns réussirent
à porter la jeune fille jusqu’à mi-pente
mais ils ne purent aller plus loin
et durent s’arrêter là.
Elle demeura donc longtemps sans prétendant
car plus personne ne voulait demander sa main.

Dans le pays vivait un jeune homme,
noble et gracieux, fils d’un comte.
Plus que tout autre, il cherchait
à mériter l’estime par sa valeur.
Il fréquentait la cour du roi
où il faisait de nombreux séjours.
Il s’éprit de la fille du roi
et lui demanda plusieurs fois
de lui accorder son amour
et de devenir son amie.
Voyant sa vaillance et sa courtoisie,
et l’estime où le tenait le roi,
la jeune fille lui accorda son amour
et lui l’en remercia humblement.
Ils se rencontrèrent souvent
et s’aimèrent loyalement
tout en se cachant de leur mieux
afin de n’être pas surpris.

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Ils souffraient beaucoup de cette contrainte
mais le jeune homme préférait
cette souffrance
à une précipitation qui les aurait perdus.
L’amour le rendait donc bien malheureux.

Un jour le jeune amant,
si beau, si valeureux,
vient se lamenter
auprès de son amie
et la supplie anxieusement
de partir avec lui :
il ne peut plus supporter cette douleur.
S’il la demande à son père,
il sait bien que le roi aime trop sa fille
pour consentir à la lui donner,
s’il ne parvient pas
à la porter dans ses bras
jusqu’au sommet de la colline.
La demoiselle lui répond :
« Mon ami, je sais bien
que vous n’êtes pas assez fort
pour me porter jusque-là.
Mais si je partais avec vous
mon père en aurait tant de douleur
que sa vie ne serait plus que tourment.
Je l’aime et je le chéris tant
que je ne veux pas le chagriner.
Il faut trouver une autre solution
car je ne veux pas de celle-là.

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J’ai à Salerne une parente,
une femme influente et fortunée
qui vit là depuis plus de trente ans
et qui a tant pratiqué la médecine
qu’elle connaît tous les remèdes,
toutes les propriétés
des plantes et des racines.
Si vous allez lui porter
une lettre de moi
et si vous lui expliquez notre aventure,
elle trouvera le moyen de nous aider.
Elle vous donnera des électuaires
et des breuvages
qui vous rempliront de force
et de vigueur.
A votre retour,
vous me demanderez à mon père,
qui vous prendra pour un enfant
et vous rappellera qu’il n’est pas question
de me donner à un homme,
quelle que soit son insistance,
s’il ne peut me porter dans ses bras
en haut de la colline
sans s’arrêter.
Accepter alors de bonne grâce,
Puisqu’il faut en passer par là. »
Le jeune homme, tout joyeux
de cette nouvelle et de ce conseil,
remercie son amie
et lui demande congé.




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Il retourne dans son pays
et prépare vite
de riches vêtements et de l’argent,
des palefrois et des chevaux de somme.
Il n’emmène avec lui
que des proches
et s’en va faire un séjour à Salerne
pour rencontrer la tante de son amie.
Il lui remet la lettre,
qu’elle lit soigneusement.
elle garde alors
le jeune homme auprès d’elle
pour tout connaître de lui.
Elle le fortifie avec ses remèdes
puis lui remet un philtre :
si épuisé,
si malade, si exténué soit-il,
le philtre lui rendra ses forces,
dans toutes ses veines et
dans tous les os de son corps,
et dès qu’il l’aura bu,
il retrouvera de la vigueur.
Le jeune homme verse donc
le philtre dans une fiole
et le rapporte dans son pays.

Dès son retour,
le jeune homme, tout joyeux,
quitte vite sa terre
pour aller demander au roi
la main de sa fille en acceptant
de la prendre dans ses bras
pour la porter
jusqu’ en haut du mont.
Le roi ne l’éconduit pas
mais le tient pour un fou
car il est tout jeune :
tant de sages
et de valeureux chevaliers
ont déjà tenté l’épreuve
sans le moindre succès !
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Il lui fixe cependant une date,
convoque ses vassaux, ses amis
et tous ceux qu’il peut réunir,
sans oublier personne.
Tous sont venus
pour voir la fille du roi
et le jeune homme
qui tente l’aventure de la porter
en haut de la colline.
La demoiselle se prépare :
elle jeûne et se prive de manger
pour être plus légère
et aider ainsi son ami.
Le jour venu, tout le monde est là,
et jeune homme le tout premier
qui n’a pas oublié son philtre.
Dans la prairie qui domine la Seine,
au milieu de la foule assemblée,
le roi amène sa fille,
vêtue de sa seule chemise.
Le jeune homme la prend
dans ses bras.
Il a le philtre dans sa petite fiole :
sûr de la loyauté de son amie,
il le lui confie.
Mais je crains que le philtre
Ne lui serve guère,
car il ne connaît pas la mesure.
D’un pas rapide il emporte son amie
et gravit la colline
jusqu’à mi-pente.
Il est si joyeux
de la tenir dans ses bras
qu’il ne pense plus au philtre ;
mais elle sent bien qu’il s’affaiblit :
« Ami, dit-elle, buvez donc !
Je sais bien que vous vous fatiguez :
reprenez donc des forces ! »




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Mais le jeune homme lui répond :
« Belle amie je sens mon cœur si fort
que pour rien au monde
je ne voudrais m’arrêter,
pas même le temps de boire,
tant que je pourrai faire trois pas !
La foule se mettrait à crier
et à m’étourdir de bruit :
elle aurait tôt fait de me troubler.
Je ne veux pas m’arrêter ici ! »
Au deux tiers de la pente,
Il a failli tomber.
La jeune fille ne cesse de le supplier :
« Ami buvez votre remède ! »
Mais jamais il ne veut l’écouter
ni la croire.
Douloureusement il avance,
La jeune fille dans des bras.

Il parvient au sommet
mais l’épreuve a été trop dure :
il tombe pour ne pas se relever.
Il a rendu l’âme.
La jeune fille, le voyant ainsi,
le croit évanoui
et s’agenouille près de lui
pour lui donner son philtre ;
mais il ne peut plus parler :
il est mort comme je vous l’ai dit.
elle se lamente sur lui à grands cris
et jette la fiole qui contient le philtre:
celui-ci se répand sur la colline
et l’imprègne,
pour le plus grand bien
du pays et de toute la contrée.
car on y trouve depuis
bien des plantes bienfaisantes (clic gauche)
qui ont poussé grâce au philtre.

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Revenons à la jeune fille.
en voyant son ami perdu,
elle éprouve la plus grande
souffrance de sa vie :
elle s’allonge près de lui,
le serre dans ses bras,
lui embrasse longuement
le visage et la bouche.
Le deuil l’atteint alors au cœur :
c’est là que meurt la demoiselle,
si noble, si sage et si belle.

Le roi et tous les assistants,
ne les voyant pas revenir,
sont allés à leur recherche
et les ont trouvés.
Le roi tombe à terre, évanoui ;
quand il revient à lui il se lamente
et même les étrangers
se joignent à son deuil.
On les a laissés trois jours
sur la colline
puis on a fait venir
un cercueil de marbre
où l’on a couché les deux enfants.
Sur le conseil des assistants,
On les a enterrés en haut de la colline
Avant de se séparer.

L’aventure des deux enfants
A valu à la colline son nom
De « Colline des deux amants ».
Tout s’est passé comme je vous l’ai raconté
Et les bretons en ont fait un lai.




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Mes repères sur Marie de France (environ 1160-1210)

Comment de la biscutelle de Neustrie ou de la violette de Rouen qui ne vous a pas échappé  dans ce lai, par un clic gauche caché, nous pouvons en venir à Marie de France ?
Pour avoir parcouru la collection littéraire de Lagarde et Michard au collège Stanislas de Paris, il me faut me reporter très loin en arrière au 12ème siècle.
Nous sommes en plein Moyen-Age, une période qui débute, en 472, avec la chute de l’Empire romain d’occident sous l’empereur Romulus Augustule pour finir, en 1453, par la chute de l’Empire romain d’Orient ou la chute de l’Empire byzantin de Constantinople.
Durand près de mille ans, il s’est passé bien des choses.
Toutefois, voyons un peu les années 1095 à 1210, de la fin du XI siècle jusqu’au début du XIII siècle.


La France, en vert foncé, est un tout petit pays face à l’expansion des Plantagenêt d’Angleterre.
Parmi ma ballade des dames du temps jadis, il en est une pour qui j’ai la plus grande estime : Aliénor d’Aquitaine (1122-1204). clic gauche
Jolie femme au tempérament assez fort, elle épousa, en 1137, Louis VII notre roi de France à la piété austère et rigoureuse.
Ensemble, ils participeront à la deuxième croisade où l’entente va devenir délétère à cause de son oncle Raymond de Poitiers, il ne fut pas le seul.
Toujours est-il que le pape Eugène III, qui proclama la deuxième croisade et chargea Bernard de Clairvaux de la prêcher, acceptera d’annuler ce mariage au motif d’une consanguinité trop proche.
Bref un divorce lourd de conséquences.
Elle épousera en 1154 Henri II Plantagenêt roi d’Angleterre avec qui elle aura cinq enfants dont Richard cœur de lion que nous connaissons bien et Jean sans terre.
Triste histoire où nous pouvons voir les prémices de la guerre de 100 ans, où il faudra attendre 300 ans, le 14 octobre 1453, après la bataille de Castillon sous le roi Charles VII, pour que l’Aquitaine redevienne française.
Les croisades (1095-1291)              
(clic gauche pour un résumé)
Avec Aliénor d’Aquitaine et Marie de France nous sommes en plein dans les croisades. Au total, nous n’en compterons pas moins de huit sur une période d’environ deux cent ans. Je me propose de suivre les trois premiers épisodes avec nos templiers et nos hospitaliers.

Les templiers étaient un ordre où les chevaliers guerriers étaient chargés de défendre le temple de Jérusalem. Cet ordre était l’armée du pape de Rome.
Les hospitaliers appartenaient à un ordre dont la missions étaient de soigner les pèlerins dans les forteresses chrétiennes mais leurs activités militaires prirent le pas sur les soins aux malades.
Il est à noter qu'entre les deux ordres, l'entente n'était pas toujours harmonieuse.
clic gauche sur templiers (amusant) puis hospitaliers.


La première croisade (1095-1099).
Elle est promulguée par le pape : URBAIN II
Elle est commandée par Godefroi de Bouillon



Le motif :
L’interdiction de passage des pèlerins chrétiens vers Jérusalem par les turcs seldjoukides en 1078, alors qu’ils avaient toujours été autorisés par les chiites fatimides, déclencha, la première croisade


Le pape français Urbain II promulgua cette croisade au concile de Clermont en 1095. Il promettait le pardon de leurs péchés à ceux qui prendraient la croix pour porter secours aux chrétiens d’Orient et libérer le tombeau du Christ.
Le peuple de France répondit au-delà des espérances du pape. Des prédicateurs, tel que Pierre l’Hermite, déchainent les foules au cri de « Dieu le veut ».

Une excellente vidéo de cette croisade de « YouTube » nous permet d’appréhender facilement la chronologie des événements et la seule victoire sur les huit croisades que l’histoire nous fera revivre.
Combien il est difficile de juger l’action des chrétiens pour libérer ce royaume de Jérusalem ! l’épisode de cannibalisme de la ville Maara en est le pire exemple.

De nombreux croisés d’occident restèrent dans ces régions qui  appartenaient à l’Église chrétienne d’Orient, puis aux Musulmans fatimides, puis aux Turcs seldjoukides pour devenir sous forme de provinces occidentales un bastion de la Chrétienté, mais pour combien de temps ?

Ainsi furent créés les États latins d’Orient : le royaume de Jérusalem fut confié à   Godefroy de Bouillon,
                                                           le comté de Tripoli à Raymond Ier de St Gilles,
                                                           la principauté d’Antioche à Bohémond Ier,
                                                           le comté d’Édesse à Baudouin Ier de Boulogne, le frère de Godefroy de bouillon.


Le bilan :
Les Turcs musulmans étaient bien trop divisés entre eux. Des chrétiens et des turcs s’étaient même alliés contre d’autres Turcs. C'est ce dont nous, chrétiens, avions profité, mais pour combien de temps ?



La deuxième croisade (1147-1149).
      Elle est promulguée par : le pape EUGÈNE III.
      Elle est prêchée par        : Bernard de Clairvaux.
      Elle est commandée par : le roi Louis VII.           
  le motif :
Suite à la reprise d’Édesse en 1144 par le célèbre gouverneur turc de Mossoul Zengi ou Zinki pour les Turcs, le pape Eugène III promulgua la deuxième croisade.       

Il chargea Bernard de Clairvaux de prêcher cette mission, ce qu’il fera à Vézelay. Le roi Louis VII accompagné de l’empereur germanique Konrad III prendra la conduite de cette expédition.
Alors que les musulmans apprenaient à mieux s’entendre, des signes de divergence apparaissaient entre Rome et Constantinople, entre latins aussi. Il y eut aussi des problèmes de couple entre Louis VII, sa femme Aliénor et Raymond de Poitiers le gouverneur d’Antioche et oncle d’Aliénor. Plutôt que de se porter vers Édesse, les pèlerins, après un bref passage à Jérusalem, préférèrent assiéger Damas, Louis VII abandonna le siège et s’en retourna en France. La deuxième croisade se termina par un fiasco. De Damas nous avions rapporté des plants de pruniers, d’où peut-être l’expression « faire une expédition pour des prunes ».


Le bilan :
Chez les Musulmans, l’unification s’organisait avec de grands chefs :
Zengui (1087-1146), Nûreddin (1117-1174), et Saladin (1138-1193).

Zengui avait repris Édesse. Il mourut assassiné.

Son fils Nûredding ou Nur ad-din ou Noradin pour les francs, avait réussi à mettre d’accord tous les petits chefs musulmans et était devenu un spécialiste de la contre-croisade. Lors de la bataille d’Inab, en 1149, les croisés furent battus et Raymond de Poitiers y trouva la mort. Malgré ses succès, il ne put jamais reprendre Jérusalem. Ainsi, de trêves en escarmouches avec les croisés, le but à atteindre était de réunifier les Chiites d’Égypte. Il mourut d’une fièvre, en 1174.

Son second Saladin, la plus grande figure de l’Islam, reprit le flambeau en réussissant l’unification de l’Égypte et la Syrie.
Entre 1174 et 1187, Saladin prit son temps, Jérusalem était un point de tampon entre la Syrie et l’Égypte et ça l’arrangeait. En 1178, il avait été battu par Baudouin IV le lépreux, roi de Jérusalem, à la bataille de Montgisard. Dommage que la suite ait été mal exploitée par les Francs. Neuf ans plus tard, en juillet 1187, c’est au tour de Saladin de gagner contre les Francs la célèbre bataille d’Hattin puis dans la foulée, en septembre, de reprendre la ville de Jérusalem. Le nouveau roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, avait été fait prisonnier et Renaud de Châtillon, responsable de l’échec, avait été décapité. Chez les Chrétiens de Rome, cette nouvelle fit l’effet d’une bombe à un point tel que l’on parlait sérieusement d’une troisième croisade.
 
 
 
La troisième croisade (1189-1192).
Elle est promulguée par : Le pape GRÉGOIRE VIII.
Elle est commandée par : L'empereur Frédérique Barberousse
                                                                 Le roi de France Philippe Auguste
                                                                 Le roi d'angleterre Richard coeur de lion.  

       
Le Motif :
Suite aux délabrements des États latins d’Orient, le pape Grégoire VIII déclencha la troisième croisade.
L’empereur romain germanique Frédéric 1er d’Hohenstaufen dit Frédéric Barberousse, avec 100 000 croisés, se lança en premier dans la croisade en 1189. Après une traversée difficile vers Constantinople, il trouva la mort en Anatolie, en 1190, suite, paraît-il à une noyade. Son armée, quelque peu désorientée et assaillie par les Turcs, finirent par rejoindre Saint-Jean-d’Acre sous le commandement de Léopold V d’Autriche.

En avril 1191, Philipe II avec 30 000 croisés, en mai 1191, Richard cœur de lion avec 20 000 croisés et après avoir conquis Chypres, arrivèrent à Saint-Jean-d’Acre où, tous ensemble, en juillet 1191, ils remportèrent une belle victoire sur Saladin. Mais l’entente cordiale n’était pas de mise.

Un compromis, toujours en juillet 1191, faisait de Guy de Lusignan, le roi de Jérusalem mais Conrad de Montferrat serait son successeur.
Léopold V humilié et Philippe II de guerre lasse abandonnèrent Richard cœur de lion, en août 1191.

Pendant un an, il se retrouva seul contre Saladin puis, en septembre 1192, après un traité bâclé, il repartit vers l’Angleterre, mais de passage en Autriche, il fut fait prisonnier par Léopold V qui, pour se venger de son humiliation, fit réclamer une rançon.

Mais quelle humiliation le roi Richard, qui venait de conquérir le titre de « cœur de lion », avait-il infligée à Léopold V ?
Lors de la victoire de Saint-Jean-d’Acre, toutes les bannières des trois armées flottaient sur les murailles. Le roi Richard balança celles de Léopold V qui le prit mal et abandonna la croisade.

Comment le roi Richard fut-il fait prisonnier ?
Le 20 décembre 1192, Richard Coeur de Lion est fait prisonnier par Léopold V. Ayant fait naufrage sur la côte italienne à son retour de la IIIe croisade, le roi tente de gagner l'Angleterre en traversant les terres de ses ennemis sous un déguisement, accompagné de seulement deux compagnons. Mais il est reconnu en Autriche, et livré au duc, lequel le vend contre rançon à l'empereur d'Allemagne. Il est libéré, en février 1194, contre un premier versement de cent mille marcs d’argent que sa mère, Aliénor d'Aquitaine, réussit à rassembler péniblement. Son absence prolongée, pendant trois ans, va être mise à profit par son frère Jean sans Terres. (qui n'a pas vu Robin des Bois à la télévision ?)

                                                                                                       
Le bilan :
Le roi Richard d’Angleterre et Saladin avait conclu un traité dans lequel Saladin gardait Jérusalem mais, l’accès aux pèlerins chrétiens devant le tombeau du Christ était garanti. Les Francs gardèrent la zone littorale des États latins d’Orient et les Musulmans, l’intérieur.
Saladin avait rempli sa mission et mourut peu après, le 4 mars 1193.
  • En 1099
En 1192

Les mésententes de cette croisade ont conduit, de nouveau, à un fiasco. Combien de temps allait-on pouvoir tenir nos États latins d’Orient ? allons ! disons une centaine d’années encore.
Après la quatrième croisade, je vous invite à regarder les autres croisades. (clic gauche)

Le récapitulatif
des croisades vues par les arabes,
avec Amin Maalouf. (clic gauche)



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Allons-nous vers une catastrophe ?
La croisade contre les albigeois (1209-1244).
Elle est promulguée par : Le pape INNOCENT III.
Elle est commandée par : Simon IV de Montfort
                                                                 Le roi de France Louis VIII
                                                                 Le roi de France Louis IX (Saint Louis).  

       
Le Motif :
Suite à l'assassinat du prélat de Rome, Pierre de Castelnau en 1208 par un un écuyer du comte de toulouse, le pape "Innocent III" déclencha la troisième croisade.
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