Adrien Soubeyran - Romilly-sur-Andelle

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Adrien Soubeyran

L'histoire à Romilly

« LA TAILLANDERIE »

«Si Romilly sur Andelle m’était contée », instinctivement, mes pensées pourraient errer au-dessus d’un de nos dix moulins :
Le moulin de Bétille. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître dit la chanson. Ma Génération de l’après-guerre connaîtra mieux sa dénomination jusque dans les années 90 : « La Taillanderie ».

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En 1993, en même temps que naissait la Communauté de Communes du Bassin de l'Andelle, « La Taillanderie » était transférée vers un autre site, baptisé jadis,« Les clônettes », acquis par la nouvelle CDCA puis, moyennant quelques 180 000 francs de travaux, revendu à monsieur MESLIN, pour devenir les établissements Verges-Blanchard.

La modernisation a fait que les machines ont été démantelées. Seul, le pilon a été transféré. Pouvait-on sauvegarder ce site pour le faire entrer dans le patrimoine ? On retiendra que, comme pour la gare de Romilly, l'hôtel du Tourne Bride, l'histoire n'était pas au rendez-vous.


Mais l’histoire retiendra qu’en 1901, un polytechnicien de 44 ans qui a participé à la construction de la Tour Eiffel, Monsieur Adrien SOUBEYRAN, décentralisera son usine de Gravilliers à Paris, pour venir s’installer dans un îlot entre deux bras de l’Andelle à Romilly. L’Andelle est  devenue une rivière canalisée où la force de l’eau est déjà un outil de travail qui alimente de nombreux moulins. La roue à aubes sera vite remplacée par une turbine qui permettra un rendement supérieur à des confections d’outils à main comme ceux de bourrelier-cellier  dont la marque se fera connaître jusque dans les Amériques.

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J’adresse à la famille SOUBEYRAN CHAVANNE toute ma reconnaissance.

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Certes, si Paris à votre époque restait l’enseigne commercial, quelques figures célèbres de Romilly font partie du paysage de la Taillanderie.

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Monsieur Noël ERONTE, un de mes parents, qui, après avoir combattu sur le front de la Somme puis blessé aux Dardanelles, après avoir occupé les fonctions de Secrétaire Général de Mairie, sous Monsieur BERGERON, finira par présider, jusqu’à sa retraite, les destinées de votre usine.
Il sera aidé dans sa tâche administrative par sa fille, Madame Claudette MALGLAIVE, ma tante, après la retraite de son père, assistera Monsieur BACH avant que Monsieur MESLIN, prenne la succession.

La notoriété de votre entreprise, au concept artisanal, a bénéficié d’un savoir-faire grâce à une main d’œuvre très qualifiée dont Monsieur Léon MOUCHARD fut un associé fidèle jusqu’à résider à la conciergerie de l’entreprise. Il était aussi le gardien de l’entreprise.

 Cette qualification allait jusqu’à l’entretien du milieu aquatique et des berges pour une meilleure circulation de l’eau. Noël Eronte, mon professeur d’histoire, m’avait expliqué comment, pour maintenir la turbine en état de fournir l’électricité, il fallait maintenir le niveau de l’eau et qu’en cas de crue, l’utilité du déversoir qui n’était que la création d’un bras de l’Andelle. On savait jouer aussi, à cette époque, entre le courant et le contre-courant de la rivière. ******

La suite que vous allez pouvoir consulter est un document très rare. Il m’a été adressé par Monsieur Martin Soubeyran. Ce mémoire unique de sa famille : j’ai souhaité vous le livrer comme il l’a écrit pour bien marquer tout l’intérêt que je porte à son témoignage. J’ai eu la chance, en 2007, d’être le maire de Romilly sur Andelle.

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