19 mai Ouessant le matin - Romilly-sur-Andelle

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19 mai Ouessant le matin

Divertissements-Loisirs > Le CROZON séjour du 16mai au 21 mai 2011

Randonnée à la journée avec panier repas dans l'île d'Ouessant. Un parcours de 18km.


Il faut se réveiller de bonne heure pour se rendre à Camaret (40’). Petit-déjeuner vers 06H30 puis, départ de Ker Beuz vers 07H15. Le ciel est dégagé et les rayons du soleil apparaissent dans un air frais qui me convient. Le temps de débarquer du car puis les quelques moments de trajet à pied pour arriver au quai déjà bien rempli par le troisième âge (c'est-à-dire les emplois de demain), nous voyons poindre au large un bâtiment de la compagnie maritime "Penn AR Bed" qui vient s’accoster sur son embarcadère tribord. Nous embarquons. Chacun trouve sa place.

Sur la musique de 'Sound of  Silence" d'après Simon et Garfunkel

Sound of Silence

Il est 08H20 lorsque le capitaine fait larguer les amarres pour une première escale vers Le Conquet, au-dessus de la pointe Saint-Mathieu. Nous nous laissons glisser gentiment sur l’eau pour une heure de traversée, laissant sur bâbord le fort Vauban et la chapelle St Marie de Rocamadour, sur tribord  la goélette l’Etoile qui vogue, toutes voiles dehors, vers Brest, son port d‘attache. Tout comme sa sœur la Belle Poule, ces répliques de goélettes morutières de Paimpol ont été converties en voiliers-écoles par la marine nationale et c’est toujours un plaisir de les visiter lors de leurs missions représentatives comme l’armada de Rouen.

Le Conquet passé, le bateau montre sa puissance car dans cette mer d’Iroise, une des plus dangereuses au monde, à l’intersection de la manche et de l’Atlantique avec des fosses à multiples niveaux, les courants sont particulièrement violents par le jeu des marées et de la lune, de nombreux bateaux ont été emportés par de temps de tempête. Un proverbe marin dit « qui voit Molène voit sa peine, qui voit Ouessant voit son sang, qui voit Sein voit sa fin, qui voit Groix voit sa croix ». Notre croisière touche à sa fin dès lors que dans le passage de Fromveur où de violents courants sévissent (16km/h), nous approchons la gare maritime du Stiff. Le bateau ralentit entre des falaises qui nous encerclent puis s’amarre au quai.

Nous sommes accompagnés par notre nouveau guide, Sylvain qui nous montre, avec sa canne de pèlerin, le parcours qu’il entend nous faire suivre sur le plan d’Ouessant adossé à un mur. Ce sera la côte sauvage entre le phare du Stiff et celui du Crea’ch. Cette île (8km de long sur 4km pour 1500ha) se montre, à bien des égards sur 45kms de randonnée, très curieuse.

Il y a ce vent omniprésent qui, cette fois, est le bienvenu, car il fait très chaud.  Notre guide nous explique qu’il régule le climat et qu’il n'existe que peu d’écart de température, ce qui donne un microclimat où il ne gèle pas (une moyenne de 12° sur l’année). Les précipitations sont moindres que sur le continent, mais quand le phénomène se produit, ce qui est le plus redouté, c’est le brouillard. La roche a aussi été façonnée avec les tempêtes et ce vent dont le pic enregistré est monté à 137km/h.

Mais à chaque fois  que la mer se retire et sans vouloir parodier une réclame, elle semble dire : « un jour je t’aurai » et, cela pourrait arriver. Notre marche organisée sur les sentiers de la lande bretonne est proche des falaises qui tombent, parfois, à pic. La vue sur la mer présente très souvent une écume teintée parfois d’ocre. Les maisons, qui s’y trouvent souvent avec des volets bleus, rappellent que les habitants utilisaient les restes de peinture des bateaux, mais d’où venaient les charpentes puisque aucun arbre ne pousse dans les environs ? Notre guide nous indiquera que le bois provenait des nombreux naufrages de navires et qu’au-delà, par temps calme, on pouvait remonter beaucoup de choses autres que les amphores romaines de la Méditerranée.

La faune et la flore méritent aussi notre attention. Nous découvrons de nombreuses espèces d’oiseaux. Des migrateurs comme le tournepierre à collier ou l’huitrier pie plus sédentaire, des Macareux moine devenus rare, le grave à bec rouge, la fauvette pitchou, les cormorans  et bien d’autres. Du fait de sa situation, l’île est un havre de paix. Nous rencontrons aussi quelques troupeaux de chèvres et de moutons qui font la renommée de l’île. Nous retrouvons, bien sûr, la lande bretonne avec son abondante bruyère ciliée que masquent, par endroits, les cheveux du diable qui forment des taches brunâtres comme un parasite au milieu.

La Flore dans la lande bretonne

Les cheveux du diable, une plante parasite qui colonise un grand nombre de végétaux

Des fougères-aigles.

La Faune dans la lande bretonne

Le cormoran huppé

Le Crave à bec rouge

L'huitrier pie

La fauvette pitchou

Le macareux moine clic gauche pour le diaporama

Le tournepierre à collier

Le fameux mouton d'Ouessant

Un troupeau de chèvres

Du côté mer, Les vagues plus agitées s’éclatent en hauteur sur la roche et des écumes blanches entourent les promontoires sous forme de ceintures. Au détour du sentier, une île, plus importante que celles qui nous entourent, attire notre attention par ce bras de mer d’une centaine de mètres de largeur.  Sylvain, notre guide, nous informe que cette masse rocheuse appelée île de Keller, sans eau potable ni électricité, appartient à un particulier. Il est devenu un centre ornithologique (oiseaux). Il est inutile de traverser à la nage, car les courants dépassent les 20km/h.

Parfois la roche offre des images bizarres qui s’apparentent à des animaux, des visages humains ou mythologiques.

Il est plus que midi lorsque nous parvenons à la seule plage rencontrée du nom de « yusin ».  Charmant endroit pour un pique-nique et une eau froide très tonique pour se baigner (13°).

Le "Son du Silence" ou the "Sound of Silence", chanson interprétée par Simon et Garfunkel, Paroles et traduction

Hello darkness my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence

In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
'Neath the halo of a street lamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silence

And in the naked light I saw
Ten thousand people maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never share


And no one dare
Disturb the sound of silence

"Fools" said I "You do not know
Silence like a cancer grows
Hear my words that I might teach you


Take my arms that I might reach you"

But my words like silent raindrops fell


And echoed
In the wells of silence

And the people bowed and prayed
To the neon god they made
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming
And the sign said "The words of the prophets are written on subway walls
And tenement halls"
And whisper'd in the sounds of silence


Salut obscurité, ma vieille amie
Je suis venu pour te parler à nouveau
Parce qu'une vision s'insinuant lentement
A laissé ses graines alors que je dormais

Et la vision qui a été plantée dans mon cerveau
Reste encore
À l'intérieur du son du silence

Dans des rêves agités, j'ai marché seul
Sur des routes pavées étroites
Sous le halo d'un lampadaire
J'ai tourné mon col vers le froid et l'humidité
Quand mes yeux ont été frappés par
le flash de la lumière d'un néon
Qui a déchiré la nuit
Et touché le son du silence

Et dans la lumière nue j'ai vu
Dix mille personnes peut-être plus
Des gens discutant sans parler
Des gens entendant sans écouter
Des gens écrivant des chansons qu'aucune voix ne partage
Et personne n'ose
Perturber le son du silence

"Idiots" ai-je dit "Vous ne savez pas
Que le silence, tel un cancer se propage
Écoutez mes mots que je pourrais vous enseigner
Attrapez mes bras que je pourrais vous tendre"
Mais mes mots, tels des gouttes de pluie silencieuses, tombèrent

Et résonnèrent
Dans les puits du silence

Et les gens se courbèrent et prièrent
Vers le Dieu-néon qu'ils ont créés
Et le panneau fit clignoter son avertissement
Dans les mots qu'il formait
Et le panneau dit "Les mots des prophètes sont écrits sur des murs de métros
Et des halls d'immeuble"
Et chuchota dans les sons du silence.


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