Romilly : Un cas d'école de ce qui ne faut pas faire - Romilly-sur-Andelle

Aller au contenu

Menu principal :

Romilly : Un cas d'école de ce qui ne faut pas faire

Archivage

Dans la continuité de ce que je disais dans mes "Actualités" pour "La place Vimbert", L'assainissement en traverse, sur l'extension de la cour de récréation du nouveau groupe scolaire Louise Michel, dont il va falloir réévaluer le coût, n'a pas été envisagée et toujours dans la précipitation comme ailleurs  :
Lors d'un orage, entre 5 h et 7 h en ce 27 juillet 2013, où pensez-vous que l'eau allait s'écouler ?  Certes, une bonne partie est tombé sur la cour de récréation mais, avec une pente d'environ 0.60m, l'eau qui tombe, toujours à côté, a raviné la terre puis finir sa course chez le voisin. La mairie ne donne pas le bon exemple, mais prétend vous
donner des leçons.


5 h après les fortes précipitations qui ont raviné la pente, on constate que l'eau stagne, même par forte chaleur.
Tout comme pour la place Vimbert avec sa crêpe d'enrobé, le projet de cette nouvelle place ne répond pas, une fois de plus, à un aménagement durable.
il faudra y revenir. Je ne comprends pas pourquoi il faut toujours augmenter la hauteur des remblais alors, qu'il aurait fallu décaisser pour garder les mêmes niveaux.

C'est une façon d'arroser le jardin du voisin. Nous voyons bien le passage de l'eau et bien sûr, nous sentons mieux une terre très boueuse, sous la semelle, y compris sur les allées piétonnes.
Des solutions, on en trouve toujours. Elles sont parfois simples, comme l'adjonction de noues ou petits fossés qui se déversent dans un bassin de rétention ou dans un ruisseau. Je vous propose, ci-dessous, un exemple simple pour ne pas dire d'école. Ce genre de dessin, vous pouvez le voir sur les lotissements de la Bergerie, de l'Epinette, de la petite vallée, qui ont été pensés sous mon mandat (2001-2008). Pour la Grande Ruelle, mes projets ont été chamboulés pour donner ce que vous connaissez.

A : Accès total

B : Pluie normale accès total

C : Pluie forte, risque d’inondation le trottoir reste accessible                    

D : Inondation maîtrisée

Dans le cas C : la partie la moins fréquentée s’inonde et stocke l’eau. Les usagers peuvent encore utiliser le passage piéton ou cyclable de la noue. Les passants gardent leurs repères et leur confort. Ils sont de cette manière, tout en restant en sécurité, averti d’un phénomène naturel pouvant finir par progresser.

Ces systèmes de récupération des eaux peuvent jouer un rôle actif dans la maîtrise des ruissellements, la limitation des crues et des inondations grâce à des réservoirs tampon ou de stockage placés sur le parcours. Cette eau stockée, pendant les périodes de fortes pluies, peut être utilisée plus tard de diverses manières (petite production hydroélectrique, animation de jeux d’eau, alimentation de systèmes de rafraîchissement ou de jets d’eau, récupération d’eau pour arrosage, alimentation en eau de réseaux secondaires pour utilisation non domestique... )

La noue est en général un espace public. Elle est végétalisée ou non. Elle peut être en bordure de voirie de plusieurs manières. Elle est aussi aménagée de multiple façon et peut accueillir ou côtoyer un cheminement piéton, un trottoir, des bancs, un parcourt de mise en forme, une piste cyclable etc..
La noue fait partie des zones inondables maîtrisées telles que les bassins de rétention qui ont une fonction première réservée à la maîtrise des eaux pluviales. Mais elle fait aussi partie par exemple des parkings ou places publiques
inondables, qui eux ont au moins deux fonctions dont la première est initiale, le parking, la place et la seconde une fonction de zone de rétention d’eau en cas d’inondation.

Retourner au contenu | Retourner au menu